Les îles Fidji : un aller - retour au paradis. ( version longue )
L'histoire de voire un peu plus que la tête de nos patrons respectifs, nous avons pris une semaine de vacances ! tout d'abord décidés à rester en Australie et à courrir après le soleil, on s'est renseigné pour le Nord, vers Darwin. Destination chaude du moment, les prix grimpaient ! alors pour le fun, on a osé jeter un coup d'œil…un peu plus vers l'Est : les îles Fidji. Chose surprenante : les prix étaient quasi-identiques que pour rester en territoire Australien. Les îles Fidji…..wahou….pourquoi pas !
Billet d'avion : départ 21 juillet : Sydney – Nadi.
On avait décidé de camper, et de faire les feignants en matière de restauration, alors on est partit avec nos gros sacs de rando, nos tongs, la tente, et un grand sourire.
Bon, le jour du départ semblait pourtant mal commencé, vu qu'on a loupé le pick up qui nous emmenait à l'aéroport, et ça à 5h du mat au milieu des gens qui commencent à peine à cuver.
Après avoir fait le bonheur d' un autre conducteur de « airport shuttle » on a pu arriver à temps pour l'embarquement « Air Pacific ». Une fois en place dans l'avion, j'arrachais une fois de plus la main de François au décollage, mais au bout d'un quart d'heure, l'idée du lieu qui nous attendait me fit me détendre un peu.
4 heures et 10 degrés plus tard nous nous posions à l'aéroport de Nadi ; on a tout de suite pu apprécier la chaleur lourde qui allait nous accompagner pendant une semaine et ça, malgré le ciel nuageux…..hum qui allait aussi nous accompagner pendant une semaine.
Les premiers pas en terre fidjienne se sont fait au rythme des deux joueurs de guitares et de leurs chants typiques ! plus quelques « Bulà » que finalement on entendra résonner à chaque coin de rue et de cocotiers tous les jours à venir.
Après avoir attendu un bus qui ne venait pas ( première rencontre avec Fiji time ), et négocier une baisse de 70 dollars fidjien sur un transport en taxi, on embarque donc avec ce dernier pour Beachouse, à 2 heures de route de Nadi.
Première étape : Beachouse.
2 heures plus tard, et quelques 20 dollars fidjien (13 euros) en moins à porter, on arrive au « resort » que nous avions réservé. Au milieu du vert terriblement vert ….de la verdure….quelques petits bâtiments tous rénovés formaient l'endroit idéal pour se loger pas chère. On nous montre où installer notre tente tout confort. Après avoir finit de ranger nos affaires, un petit tour du proprio s'imposait ! je savais qu'il y avait un piscine quelque part, et surtout on pouvait apercevoir un bout de mer à travers les arbres….
On a suivit la petite allée, au milieu des cocotiers pour aboutir au top du top du resort ! sur un long parquet en bois, se dessinait une petite piscine, une belle cuisine extérieure tout en bois elle aussi, et quelques entrée dans des grandes pièces à la décoration typique, le tout façe à la plage, ou sur des cocotiers s'étiraient des balançoires tout à fait artisanales.
L'endroit était vraiment bien agencé, rien ne faisait « too much », ils avaient su se mêler à la verte verdure verte ! c'était vraiment idéal pour commencer notre séjour « repos ».
La nuit tomba vite, et après avoir manger un bon buffet sur un air de guitare, on a plonger dans nos duvets !
2 ème jour : Beachouse.
Le lever en trombe à 7h30 (l'heure du campeur), s'est fait à notre léger désespoir sous un ciel nuageux. Ainsi soit il ! le programme du jour était ballade à cheval et kayac. Nous avons fait ni l'un ni l'autre ! On a appris en effet, que le dimanche, les chevaux était de repos ! bon….
On est alors partit faire une petit ballade le long de la route, ou nous avons croisés des enfants rigolards qui se baignaient/se lavaient dans une rivière. Tous contents de nous voir, leur « Bulà » qui étaient voulaient tout aussi dire « bonjour » que « venez venez !! » on a donc été jeter un coup d'œil, pris quelques clichés de leurs grands sourires, et on est repartit direction : la bouffe de midi.
Nous avions remarqué des francophones au resort, et ce midi là, ils nous ont remarqué aussi et nous ont invité à leur table. C'est là que nous avons rencontré une drôle de famille et deux nanas qui venaient de finir leurs années à Sydney.
Cette drôle de famille en question, parcourait en tandem, avec leurs deux enfant de 8 et 10 ans, Tom et Lison, des milliers de kilomètres à travers les îles du Pacifique. Ils faisaient escales aux Fifji avant de partir pour les îles Cook, dernières étapes de leur voyage de 6 mois. Les pédalosoleil. L'après midi, nous avons pris place à « l'atelier coconut ». Après nous avoir montré comment éplucher une noix de coco, l'homme, ou plutôt l'ours déguisé en homme étala des outils sur une grande table en bois, mima quelques gestes et repartit aussi lentement qu'il était arrivé. C'est alors qu'on s'est activé à couper, limer, poncer, percer et apprécier notre atelier création de bijoux en noix de coco ! le temps fila, et on en oubliait presque la location de kayac gratuite ! François, vers 17 heures alla demandé si on pouvait emprunter un canoé, mais le niveau de l'eau était trop bas pour que nous puissions flotter, embêtant pour une embarcation nautique, alors, on s'est remis à notre atelier.
La soirée s'est déroulée avec nos amis français, autour du partage des grands moments voyages et des carnets de voyage des enfants.
Le lendemain matin, nous avions un bus à 10h00 direction Suva.
3ème jour : Beachouse – Suva – Waidalice – Caqalai
Le soleil enfin là, on quitta Beachouse pour nous diriger vers l'Est de l'île, à Suva, la capitale, où là nous devions reprendre un bus, qui lui nous amèrait à Waidalice, où nous devions prendre un petit bateau pour l'île Caqalai. Connaissant maintenant les fantaisies des transports fdjiens, enchaîner 3 transports en commun dans la même journée dans le but de rejoindre un autre lieu, toujours dans la même journée, relevait de l'impossible ! …la naïveté européenne qui croit encore aux horaires de bus !
Après avoir rouler deux heures dans un « tourist bus » qui en effet ne nous alarmait pas le moindre du monde, puisqu'il était à l'heure et quasi neuf, nous sommes arrivés à Suva.
De Beachouse à Suva, nous avons pu regarder le paysage à notre guise et on s'apercevait de plus en plus de la pauvreté du pays. Le jour de notre arrivée, nous avions déjà parcouru plus de 250 km en taxi, et nous avions traversé des « villages » qui ne se composent que de quelques cabanes, et rien de plus. Les étalages se font courants sur le long des routes, où l'on trouve des poissons qui sèchent, accrochés aux arbres, des légumes et des cœurs de palmiers (autrement qu'en conserve) qui s'étalent sur le goudron même ( quand il y a du goudron). Les îles Fidji sont sous le gouvernement britannique, alors tous se doivent de parler anglais, les enfants le pratiquent déjà couramment, les pubs sont en anglais, la radio est en anglais, et bien souvent les affiches coca-cola contrastent un peu trop avec le mur sur lequel elles sont posées.
Suva : capitale fidjienne. On comprend à quel point le mot « capitale » est relatif.
Nous nous rendons, à la station de bus que la dame du bus précédent nous avait indiqué lors de notre longue conversation sur « ce que représente pour nous européens une île du pacifique ». Sur le trajet, courbés comme deux vieux par le poids de nos sacs (mais qu'est ce que j'ai bien pu emmener qui pèse aussi lourd ?) on se fait accoster tous les 100 mètres pour nous demander d'ou nous venons, nous dire Bulà, et tralala.
La bus station ! mémorable ! imaginez en bordure de route, après un marché, des centaines de bus, tous klaxonnant, et évacuant des gazs encore inconnus, le tout au milieu d'un brouhaha de « Bulà ! » criés à notre encontre. Un peu perdu, ne sachant quel bus emprunter, par mis la centaine de possibilités (aucun d'entre eux n'avaient la moindre indication), un vieux monsieur est venu jusqu'à nous, pour nous aider. Avec toute la lenteur que son vieil âge lui impose, il nous a fait traverser au milieu des bus, une centaine de mètres pour enfin s'arrêter pile devant ce qu'il nous dit être notre arrêt ! nous esquissant un grand sourire, il fit demi-tour et repartit dans l'autre sens au milieu de la cohue ! Première vraie rencontre avec la bonté fidjienne. Nous avons attendue notre bus au moins une heure ! se nourrissant d'un régime de banane que j'ai couru acheter au marché, pour 2 dollars.
En voyant arrivé enfin le tant attendu bus (Fiji time) nous étions presque content de voir que c'était pas un bus « pour touriste » mais bel et bien le bus fidjien : celui qui n'a pas de fenêtre, la musique à fond, et qui en pleine côte vous donne l'impression de reculer. Nous avions fait connaissance avec plusieurs personnes, qui intrigués de nous voir, nous avait demander d'ou nous venions, où nous allions ? C'est ainsi qu'à l'approche de Waidalice, plusieurs têtes et signes de mains nous indiquaient que nous allions bientôt descendre. Le bus était plein à rebord ! nous étions les seuls occidentaux à bord, l'intégration était à son comble.
Pas loin d'une heure de trajet, de vent dans la figure, et le bus s'arrête enfin au milieu d'une route, elle même au milieu des montagnes, au milieu de nulle part. C'était pour nous. Tout le monde nous fait signe de la main pour nous saluer, et le bus repart, nous laissant là, un peu étonner d'être à l'endroit ou un bateau était sensé nous embarquer.
De l'autre coté de la rue, étaient assises quelques femmes, qui nous saluèrent (Bulà) et nous montrèrent d'un petit mouvement de la tête le court d'eau à quelques mètres plus bas. Là s'activaient des hommes à décharger une longue barque à moteur. Serait-ce donc ça notre embarcation ?
Plus de doute, 45 minutes plus tard ( fiji times ) nous embarquons, François, moi et 3 fidjiens, au milieu de sacs de sucre et de Bock-choi, sur la longue barque, direction Caqalai.
La traversée durait une heure, d'abord une bonne partit se faisait sur la rivière qui était bien plus large qu'elle ne paraissait, puis nous parcourions l'océan vers une des plus petites îles des Fidji, celle sur laquelle nous avions choisit de poser la tente : Caqalai, où l'île de rêve.
Caqalai : au sud de l'île Ovalau, Caqalai ne mesure que 300 mètres de circonférence, en gros on fait le tour en 15 mn à pied. Caqalai, ce n'est rien d'autre que Caqalai resort, qui se compose de quelques bures sur la plage, une grande pièce ouverte et commune ou l'on mange, et un filet de volley ball. Caqalai c'est des cocotiers, de l'eau cristalline, des coraux et tout ça n'est absolument rien qu'à vous ! Sur l'île il n'y avait qu'une dizaine de jeunes, dont nous, américaines et allemands plus les quelques fidjiens qui vivaient sur l'île dans des bures. Voilà l'endroit de rêve ! mais tout ça nous ne le savions pas encore quand nous avons accosté sur l'île au son des guitares (une fois de plus) et des chants que deux des hôtes jouaient sur la plage pour nous accueillir ! on était content !
On arrive là, on nous dit planter votre tente où vous voulez mais faites attention aux cocotiers !
Pas loin de la nuit tombante, on s'aventure aux douches. Mais oû sont elles ? on cherche évidemment un truc genre carrelé avec un peu de lumières mais au lieu de ça, on se retrouve sous la seule et unique lumière que celle de la lune, à se laver entre quelques paravent en feuilles de cocotiers, avec un petit jet d'eau froide. On ne traîne pas 20 minutes sous la douche c'est moi qui vous le dit !
19heures, le repas sonne ! et sur Caqalai on sonne l'heure du repas en soufflant dans un coquillage énooorme ! pas de soucis on entend de loin ! on constate à ce moment là que nous ne sommes qu'une petite dizaine autour de la table, et par conséquent sur l'île. Sam et les autres fidjiens se sont installés derrière nous pour jouer des chants fidjiens accompagnés de youkoulélé et de guitares.
Après le repas, notre première initiation au Kava…le Kava est la boisson nationale, extrait de racines pilées et séchées du Kava, puis mélangé avec de l'eau dans le récipient traditionnel en bois, il a la réputation d'être « relaxant ». Autour du grand récipient, tous assis en rond sur nos chaises, on se fait servir dans une bolée en noix de coco la drôle de mixture. Mais attention, avant de saisir le réceptacle il faut taper une fois dans ses mains, dire Bulà et boire d'une traite, puis une fois bu, on retape trois fois dans les mains et on remercie : Vinaka.
Le goût du Kava est particulièrement désagréable la première fois, mais au bout de quelques essais on s'y fait et on en redemande même. Les bolées servies aux petits blancs qu'on était faisaient bien le tiers de ce que nos hôtes buvaient. Et pas question de louper son tour ! on arrêtait la guitare si il le fallait. Au fur et à mesure, tout le monde se retrouvait autour de la boisson plus que relaxante….
4ème jour : Caqalai : découverte du paradis marin
Après une bonne nuit sous les cocotiers et sur Notre île, on devait envisager la journée : quoi faire ?….rien. Formidable !! exactement ce que nous voulions. On a fait le tour de l'île et on a pu confirmer les 15 minutes à pieds. Puis décider à essayer nos masques et tuba, exprès achetés pour l'occasion, on s'est enfin baignés dans l'eau turquoise….et là….en flottant aussi gracieusement qu'une bouée d'amarrage, on a découvert que nous étions par mis les coraux et les poissons multicolores. A quelques mètres du bord, nous n'avions qu'à rester là, et regarder à travers nos verres de masques pour jubiler devant ce spectacle.
Après au moins 30 minutes, sinon plus de trempette, une petite sieste au sole
il s'est imposée avant le repas. Durant celui ci, une excursion s'est improvisée avec quelques autres personnes. A 15 h, un bateau de l'île nous emmènerait à droite de Snake island (petit bout de terre à une centaine de mètre de Caqalai) ou paraît-il une barrière de corail nous attendait. Petite appréhension pour moi au moment de plonger du bateau, c'était la première fois que je nageais à plus de 50 mètres de la plage, mais ce que je pouvais apercevoir du rebord du bateau me donna malgré tout envi de foncer. François avait déjà la tête sous l'eau et m'attendait. Nous n'avions qu'à longer la barrière de corail jusqu'à Snake island et faire demi tour. Le spectacle était grandiose ! Beaucoup plus en relief que sur le bord de côte, les coraux étaient colorés, vivants, magiques ! on ne savait pas où donner de la tête, les poissons s'agitaient dans tous les sens, et ils étaient tous plus beaux les uns que les autres. Quel souvenir ! On nageait tous les deux paisiblement au milieu de tout ça….prise de conscience de cette chance qu'on avait d'être là.
1 heure plus tard, nous remontions tous à bord du bateau, heureux, épanouis, émerveillés.
La journée s'est achevée par une petite partie de volley, des chants fidjien et des bolées de Kava. Nous avions prévu de quitter l'île le lendemain matin.
5ème jour : Caqalai again.
Pas du tout décidé à partir, on a changé les plans, et on a décidé de rester une journée de plus. Nous partirons le lendemain matin pour Ovalau.
La dernière journée à Caqalai s'est déroulé à la Fiji time : indigestion de noix de coco, promenade sur la plage, seuls, et baignade.
Plus qu'une baignade d'ailleurs, on est partit tous ensemble, américains, allemands, et
nous vers le banc de sable qu'on apercevait la-bas. A la nage j'entends. J'avais vu sur le petit plan de Caqalai et de ses environs proches que le « la-bas » en question était marqué de quelques dessins d'ailerons…si vous voyez ce que je veux dire. Mouais. Bon, on s'est dit on part à 10, ça serait pas de bol quand même que ça tombe sur nous !
Donc on est tous partis à la nage par là-bas. Palmes, masques et tuba ! matériels pas facile à maîtriser quand on a pas l'habitude. On est passé sur du corail, puis sur des fonds..sans fonds et enfin on a atteint le banc de sable. Inquiétude, pour moi….le ciel se faisait vraiment noir à l'horizon, et on venait quand même de s'éloigner d'1 kilomètre. Plus par curiosité que par envi profonde on a suivit le petit groupe de motivés qui s'éloignaient un peu plus pour voir ce que nous étions venu voir : du corail, du corail et encore du corail.
A certain moment je me disais : on est loin là quand même. Et ce ciel qui n'en finissait pas de noircir, et le vent qui devenait de plus en plus fort. « Euh..les garcons….on y va ? » on a donc longer les coraux, se qui était un peu plus rassurant que l'aller ou on ne voyait pas vraiment ce qui se passait en dessous ( ailerons et compagnies ). Et ce n'est pas sans lutte (comme tout le monde le sait je suis une grande sportive ) que nous avons avancé contre le courant jusqu'à Caqalai. Heureusement, j'avais mon sauveteur-nageur avec moi, qui vers la fin sentait bien que j'allais couler. Gloup.
L'eau est si chaude qu' il était préférable d'y rester que d'en sortir. Enfin voilà, journée sportive !
Derniers moments sur Notre île.
6ème jour : Ovalau, Levuka
Départ de l'île à 10h, avec la même barque qui nous avait déposé sur l'île ; accompagnés par les au revoir en chanson des fidjiens, ainsi que de ceux qui restaient encore sur Leur île. L'île était encore plus belle vu du bateau, l'eau était magnifique, le soleil l'éclairait, après la grosse pluie de la nuit passée, et wouahou ! c'était beau c'est tout. Petit pincement au cœur. On a profondément apprécier ces quelques jours.
Plus d'une heure de bateau vers l'île d'Ovalau, beaucoup plus grande que Caqalai ! En bateau on a traversé de vrais et purs lagons, avec l'envie folle d'y plonger ! La barque accélerait et ralentissait aux rythmes des coraux ; pas question de sous-estimer les fonds ici ! ça monte et ça descend ! celui qui conduisait semblait connaître chaque branche de corail du coin.
Arriver à Levuka, ancienne capitale des îles Fidji. En réalité c'est minuscule. Quelques commerçants, et rien de plus. L'île est volcanique et les nuages noirs et épais sont accrochés aux sommets des montagnes. Ca donne une image étonnante de l'île. De là, nous avons pris un taxi qui nous a déposé 5 kilomètres plus loin dans notre nouveau resort. Nous avions demandé de camper, mais pour le prix d'un emplacement de tente ils nous offert un bungalow deux chambres, douches etc…cool. Malheureusement, y'avait pas grand chose à faire à part s'empiffrer au restaurant du resort ! ce qu'on a fait.
L'après midi nous avons marché le long de la route, et nous avons observé à droite à gauche chaque détails du paysage. Tout le long du chemin, les gens nous criaient des Bulà ! Bulà ! parfois même nous n'entendions que la voix mais ne voyait personne. 20 mètres ou 150 mètres, c'était pareil, on nous disait bonjour. On a fait comme ça l'aller retour à Levuka, soit une petit dizaine de kilomètres, bercés par les Bulà ! croyez nous, ça réchauffe le cœur.
Sur le retour, j'ai aperçu dans l'eau ce qui ressemblait à un énorme coquillage, et je m'étais jurer d'en trouver un ! c'est alors que le pantalon retroussé, pour les vaguelettes, j'ai descendu le muret qui plongeait directement dans l'eau, et j'ai avancé jusqu'à mon coquillage !
En effet, il « était là, énorme ! mais bien trop lourd pour nos bagages. Je l'ai remis à sa place mais j'étais contente. La scène avait fait rire plusieurs habitants qui m'observaient de la rue. Leurs jardins et maisonnettes sont remplies de ces énormes coquillages, et de me voir me démettre pour en attraper un, ça les faisait rire. Quand je suis remontée sur le muret une petit fille était à côté de François et me regardait amusée. Elle nous a suivit pendant 10 minutes, avec son habit d'écolière, pieds nus, comme tous les enfants la-bas ; nous avons échangé quelques mots en anglais, mais pas plus. Arrivée devant chez elle, elle nous dit « bye » et s'en va. Quelques instants après on entend des pas rapides derrière nous et des rires, on se retourne et la petite fille arrivait en courant avec une autre enfant ! elles se sont arretées devant moi, et la petite fille m'a tendu un coquillage, tr-s beau, fin et gris, en parfait état. Et elles sont repartis en courant et en rigolant. Elles m'avait fait un cadeau. On était tout boulversé, plantés là avec notre beau coquillage. Petite chose simple….
Nous sommes rentrés avec nos cœurs tous chauds, on s'est de nouveau empiffrés et on a dormi sur un vrai matelas.
7ème jour : Ovalau : Bobo's Farm, Rukuruku
Départ pour Bobo's farm, qui nous avait été conseillé par des allemands à Caqalai.
Attente à Levuka, au soleil pendant au moins une heure. Attente de ce qu'ils appellent le « Carriere ». C'est un transport modeste, qui ne coûte pas plus d'un dollar, sorte de camion, avec à l'arrière deux grands bancs sous une bâche. On y monte et on y descend quand on veut. Pas d'arrêts prévus, c'est au gré des passagers. On y rencontre Bobo, l'homme chez qui on se rendait justement. On a longé ainsi la seule et unique route d'Ovalau, qui monte et descend, à 20 à l'heure, sur la route non goudronnée.
Les derniers à descendre, Bobo nous amène chez lui. Il nous explique pendant qu'on marchait dans un chemin de terre,au milieu du bush vert de Fidji, que ce que nous allions voire, il l'avait construit, que le chemin sur lequel on marchait, c'est lui qui l'avait tracer, à la machette, il en était fier.
Bobo, au moins la quarantaine, avait hérité des terres de ses parents, et faisait de lui un homme « riche » pour le pays. Amoureux total de son bush, il a construit une petit maison au milieu de nulle part, entre les montagnes et la mer, ou il vit avec sa femme, allemande.
Bobo nous racontera tout ça au fur et à mesure de la splendide après midi que nous allons passer. On arrive alors à cette petite maison, ou l'on nous sert un jus de fruit exotique pressé.
Sa femme nous accueille, et nous présente son père de 84 ans qui venait d'Allemagne pour la première fois. Vieux monsieur rigolo.
Enfin Bobo, nous amène au bout du jardin, dans une annexe, neuve, ou ils reçoivent les voyageurs. Bobo est marqué dans le lonely planet, ok, mais quand on arrive on a l'impression qu'on était attendu depuis longtemps comme de bon potes. Nous ne sommes pas clients, mais amis.
L'annexe, qui comporte deux chambres, sera uniquement pour nous, parce qu'à notre grande surprise et un peu comme depuis le début, nous sommes les seuls à être chez Bobo' s farm pour cette nuit là. On s'installe, on en revient pas, on adore. Bobo nous dit de le rejoindre dans 5 mn, ce que nous faisons. Il nous fait alors un bref tour du propriétaire, il nous montre ses plantations, ses arbres fruitiers, et la rivière qui coule en bas de chez lui. Enfin il nous invite à le retrouver à 14 heures pour qu'il nous amène aux « waterfall » - les cascades, dans lesquelles nous dit-il nous pourrons aller nager. Sachant que nous n'étions là que pour une nuit, il nous promettait de nous montrer un maximum de choses dans la journée.
Après s'être relaxé dans le hamac, éventrer les sortes d'abeilles de 4 cm de long qui traînaient dans la maison, et avoir manger 4 bananes chacun, on était prêt pour les cascades.
On est alors partit tous les trois : Bobo ( et sa machette) , François et moi.
En marchant, sur le chemin, Bobo s'arrêtait à chaque plante pour nous en parler : sentez ça, touchez celle là, avec ça vous faites votre vicsvaporube, avec ça vous soyez ça, ça c'est un manguier, ça un avocatier, ça un çi, un ça….en si peu de temps il nous à ouvert les yeux sur une nature qu'on ne connaît pas. On oublie presque que ce que nous trouvons dans nos supermarché ou nos pharmacies par exemple provient d'arbre, de plante, de la nature. Incroyable que cette promenade !!
Après avoir marché une vingtaine de minutes, tous les sens en alerte, on arrive à la fameuse cascade. Tobogan naturel, et hop on se baigne dans de l'eau douce, au milieu de la nature fidjienne.
Comble du paradis, Bobo avait ramassé une noix de coco sur la route, et se met à la découper avec sa machette, et voilà qu'on se retrouve à grignoter notre coco sous les waterfall. On parle, on se baigne, on rigole….
Retour des waterfall, grignotage de : chocolate bean, directement cueillit dans l'arbre par Bobo l'incroyable ! de retour à la maisonnette, on se repose, encore, et on se prépare pour aller de l'autre côté voir le coucher du soleil au bord de l'eau.
Départ avec Bobo, notre guide, qui encore nous montre chaque détails de chaque détails, et réveillent en nous un émerveillement pour cette nature. Bobo aime son bush au milieu des montagnes.
On arrive sur une plage de sable noir, très fin, et chaud. Le paysage est très beau. Des enfants se baignent, et arrivent vite vers nous quand ils nous voient. Tout le monde connaît Bobo !
On se baigne dans de l'eau terriblement chaude ! le sable volcanique garde la chaleur. Et le soleil commence à se coucher. C'est beau.
Malheureusement il faut filer avant que la nuit ne tombe, parce que refaire de nuire ce que nous venions de faire de jour, non merci. Un coup à se casser une jambe.
Une douche, et on retrouve Bobo qui pilait son Kava, qu'il fait pousser pas loin. Il nous explique qu'on va faire une cérémonie traditionnelle pour boire le Kava. Il nous prête des « jupes » aux couleurs vives que nous enfilons (François était très beau) et on s'assoit tous les trois dehors sur la terrasse en bois autour du récipient à Kava ( je ne connais plus le nom ).
Il nous explique ce qu'il va faire : « je vais d'abord faire la cérémonie en Fidjien, puis je vous expliquerai ensuite ce que j'ai dis » C'est alors qu'il se met à parler dans sa propre langue, un long discours, animé par de grands gestes ; on distingue de temps en temps nos prénoms.
Terminé, Bobo nous fait une brève traduction. Il nous a « protéger » en quelque sorte, demander protection pour Julie et François. On a alors bu le kava en discutant, des îles Fidji, de Bobo, de son drôle choix de vie, de la France, etc etc. On avait été rejoint par le vieux monsieur qui ne parlait qu'allemand mais qui buvait son kava tout sec !
Puis la petite tête de la femme allemande a passé la porte pour nous dire que le repas était prêt. On rentre donc François et moi et on découvre sur la table un menu de roi ! Une grande assiette de grosse crevette grillées, péchées dans la rivière, des épinards à la sauce de coco, et du Cassava ( qui est du bonheur en forme de pomme de terre ). Nous pensions manger avec eux, et François se sentait un peu mal à l'aise de voir leur table dresser pour nous uniquement. C'est alors que je lu ai rappeler doucement que nous étions dans un « hôtel »…..il était vrai que nous avions oublié cela depuis le moment où on était arrivé. On s'est régalé, on a tout manger comme des gloutons, y compris la mousse de fruits exotique en dessert.
On a enfin terminé sur quelques bolées de Kava, puis sur du bavardage, et enfin, nous avons rejoint Notre maison.
Nous repartions au petit matin vers la grande île, direction Nadi.
8ème jour : Ovalau – Suva – Nadi
Départ de chez Bobo à 6H45, ou un pick up nous attendait pour nous amener au petit aéroport national de Ovalau. Un avion décollait à 7h30 pour Suva, ou nous prendrions un bus pour Nadi. La fin approchait. De chez Bobo à l'aéroport, la route se fait on ne peut plus coriace ! pas de goudron, pas de panneau, rien ! et on arrive à 7h25 pour prendre l'avion (ou devrais je dire l'avionnette sur la pistette ). L'aéroport(ette) : au bout d'une route pas goudronnée, un espèce de hangar ou l'on vous pèse et ou on vérifie vos billets, sert de hall d'embarquement.
L'avion arrive. Et heureusement, il semble plus récent que l'aéroport lui même. Pas plus de 12 minutes de vol pour rejoindre Suva. Le trajet s'effectue sans mal.
A peine posé le pied au sol que les taxi-drivers vous sautent dessus pour savoir qui aura la course. Mais nous on marchande. On est pas les touristes prout-prout qui on plein de sous, et on commençait à connaître les prix ! alors on a marchandé. On nous a finalement déposé à un endroit pour prendre un bus, fenêtre ouverte et tout le tralala de nouveau ; en route pour l'enfer de la station de bus à Suva, mais cette fois çi, baignée des odeurs du marché et surtout de ses couleurs.
La journée s'est déroulée dans les divers bus qui nous ont amené finalement là ou on voulait : à Nadi, à coté de l'aéroport, ou nous décollerions pour Sydney le lendemain matin. Le soir nous avons été dans un petit motel, dont le patron était le copain du chauffeur de bus qui nous a déposé devant, nous a négocié 10 dollars de réduction, et est repartit pépère.
Je crois qu'on en pouvait plus ! on avait faim, on avait pas mangé de la journée ! alors le patron nous dit : allez dans les resto des hôtels à côté.
On s'est aventuré dans un hôtel, ou il proposait un buffet avec un spectacle de danse locale ! impec. C'est alors qu'on s'est empiffré (encore) sur la terrasse de l'hôtel de riches, en regardant la soi-disant danse locale.
Evidemment ça s'est terminé en Galaswinga, bip bip ! et nous après avoir passé 8 jours confondus avec la culture locale, on se retrouvait consterné de voir tous ces occidentaux à la queuleuleu autour de la piscine en hurlant des Bulà façon british. Choc des cultures.
On était d'accord que ni François ni moi ne voulions de vacances comme ça ! ça ne nous faisait pas envi, du tout.
On est retourné dans notre petit motel de pauvre heureux, le ventre plein de bouffe de riche, et on a savouré notre dernière nuit à Fidji.
9ème jour : Nadi – Sydney
Décollage à 9h00 de notre avion direction maison.
Le soleil était déjà bien chaud l'histoire de nous donner PAS DU TOUT envi de repartir, mais on ne s'est pas plaint longtemps….on retournait à Sydney pour poursuivre notre aventure, et pas dans la banlieue parisienne…
Nous avons découvert pendant cette semaine, un endroit absolument fantastique. Une bonté humaine qui n'a cessé de nous surprendre. On a été profondément touché par ce voyage, par ce qu'on y a appris, et par les gens qu'on y a rencontré. Une gentillesse simple qu'on a tendance à oublier.


Commentaires
Pat le 04/09/2007 à 14:12:29Profiter et faite nous rêver
je suis fier de vous
ou je vais bien pouvoir trouver "du Kava" meilleur certainement que le Chouchen
Vous embrasse
moon le 27/08/2007 à 12:09:39
une chose est sûre, la julie de Rennes, palote et tristoune, a disparu, pfiitttt, envolée, et c est sans regret. bula, julie de sydney, toujours myope mais qui regarde avec son coeur toujours plus loin, toujours plus beau. Ah comme je me taperai bien une lampée de kava.